Discussion à propos de ce post

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Avatar de Alexander DJIS

C'est une démarche qui m'interpelle, car le texte critique la métaphysique classique parce qu’elle aurait perdu son ancrage vivant… mais il risque lui-même de reconstruire une nouvelle métaphysique implicite : celle de la profondeur psychique comme source ultime de légitimité.

On sent la fracture entre une voie initiatique structurante, et une dérive psychospirituelle auto-référentielle. N'y-a-t-il pas une différence radicale entre l'intensité existentielle, et l'orientation vers le vrai ?

Un fanatique ressent souvent davantage de “résonance” qu’un sage.

Une secte peut être psychiquement très cohérente.

Une idéologie totalitaire peut être existentiellement performative.

Un mythe peut structurer une civilisation entière tout en étant destructeur.

C’est ici que je ressens le risque : celui que la psyché peut se lover sur elle-même. Elle peut devenir un circuit fermé de validation symbolique. Et lorsque cela arrive, elle finit souvent par : esthétiser ses propres tensions, intellectualiser ses affects, transformer ses intuitions en quasi-révélations, puis appeler “profondeur” l’intensité de son auto-résonance. Car une psyché capable de produire du Sens est aussi capable de produire de l’illusion structurée.

C’est un risque fréquent dans certains héritages post-jungiens, post-nietzschéens et post-heideggériens : la dissolution progressive du réel dans l’expérience intérieure du Sens.

C'est une voie de crète exigeante, une belle entreprise. Bonne marche.

Avatar de 🜁 LE VERBE VERTICAL 🜅

Tu sembles vouloir créer (ou ressentir) un espace phénoménologique à la métaphysique, où la Psychologie serait le curseur et la philosophie la puissance.

Et ce qu'il y a des gardes-fou et un système de hierarchie de principe que tu as réussi ou que tu as l'ambition de cartographier ?

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